Le jeudi 1er octobre 2026, lors du débat général de l’Item 9 de la 63e session du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, consacré au racisme, à la discrimination raciale, à la xénophobie et aux formes connexes d’intolérance, Christine Mirre, vice-présidente de CAP Liberté de Conscience, a prononcé une déclaration au nom de la Coordination des Associations et des Particuliers pour la Liberté de Conscience, portant sur la politique de la France à l’égard de ses départements d’outre-mer.

Christine Mirre a rappelé deux faits récents qui illustrent, selon elle, le racisme structurel aux Antilles françaises. D’une part, le scandale du chlordécone : ce pesticide, interdit en France métropolitaine dès 1990, a continué d’être utilisé en Guadeloupe et en Martinique jusqu’en 1993, et ce n’est qu’en juin 2026 qu’une loi a reconnu la responsabilité de l’État français

. D’autre part, la mort de Claude Jean Pierre, un homme de 67 ans décédé en Guadeloupe en 2020 à la suite d’une intervention des forces de l’ordre ; ce n’est qu’en août 2026 que les deux gendarmes impliqués ont été mis en examen

Sa déclaration dénonce également une nouvelle loi de juillet 2026 instituant une présomption de légalité des tirs policiers, et cite un rapport du Sénat de juin 2026 reconnaissant l’existence d’inégalités systémiques. Quatre-vingt ans après la départementalisation de 1946, souligne-t -elle, l’égalité promise aux citoyens des départements d’outre-mer reste lettre morte. Elle appelle la France, comme l’exige la Déclaration de Durban, à abroger cette loi, à mettre fin à l’impunité policière, à indemniser les victimes du chlordécone et à garantir une véritable égalité des droits à tous les citoyens français.

Déclaration par la Coordination des Associations et des Particuliers pour la Liberté de Conscience

Nous sommes profondément préoccupés par la politique menée par la France à l’égard de ses départements d’outre-mer.

Dans les Antilles françaises, les personnes d’ascendance africaine sont confrontées à un racisme structurel et à une administration néocoloniale.

Le scandale du chlordécone, pesticide interdit en métropole dès 1990 mais utilisé dans les îles jusqu’en 1993, continue d’empoisonner 81 % des adultes. Ce n’est qu’en juin 2026 que la France a reconnu sa responsabilité.

Claude Jean Pierre, âgé de soixante-sept ans, est décédé à la suite de violences policières en Guadeloupe en 2020 ; ce n’est qu’en août 2026 que les gendarmes ont été mis en examen.

La nouvelle loi de juillet 2026 présume que tout tir policier est légal, faisant ainsi peser la charge de la preuve sur les familles en deuil.

Un rapport du Sénat de juin 2026 reconnaît l’existence d’inégalités systémiques. Quatre vingts ans après la départementalisation, l’égalité promise en 1946 reste lettre morte ; la couleur de peau continue de déterminer les droits dont jouissent les citoyens français.

 

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